Quel personnage du Pacte des Vierges êtes-vous ?
Nous aimons certains personnages parce qu’ils nous ressemblent. D’autres nous agacent précisément parce qu’ils réveillent quelque chose de familier. Certains nous fascinent parce qu’ils possèdent une force que nous aimerions avoir, ou parce qu’ils empruntent des chemins que nous n’aurions jamais osé prendre.
En écrivant Le Pacte des Vierges, je n’ai pas voulu créer des personnages lisses. Chacun avance avec ses contradictions, ses blessures, ses forces et ses zones d’ombre. Rivières se réfugie dans la raison alors que l’irrationnel s’invite dans sa vie. Laure fonce quand les autres hésitent. Gabrielle a survécu, mais porte toujours en elle la trace de ce à quoi elle a échappé. Marion refuse de se laisser réduire au rôle de victime. Kozalin, enfin, incarne une trajectoire beaucoup plus sombre : celle de l’emprise et de ce qu’elle peut fabriquer lorsqu’elle commence dès l’enfance.
Alors, si vous entriez dans l’univers du Pacte des Vierges, qui seriez-vous ?
Pour le savoir, choisissez spontanément une réponse à chacune des dix questions et notez votre lettre. Ne cherchez pas la « bonne » réponse : il n’y en a pas.
1. Face à une situation inquiétante, votre premier réflexe est de…
A. Observer. Il y a forcément un détail que les autres n’ont pas vu.
B. Agir. Réfléchir trop longtemps peut aussi devenir dangereux.
C. Écouter votre instinct. Quelque chose vous dit parfois quoi faire avant même que vous sachiez pourquoi.
D. Résister. Vous refusez que quelqu’un décide à votre place.
E. Vous adapter. Vous savez depuis longtemps que montrer ce que l’on pense réellement peut être dangereux.
2. Votre rapport à l’intuition ?
A. Je m’en méfie. Je préfère les faits et les preuves.
B. Je lui fais confiance, même lorsqu’elle m’entraîne hors des sentiers battus.
C. Elle m’a déjà sauvé(e). Certains signes méritent d’être suivis.
D. Je ne sais pas si c’est de l’intuition : je sais simplement quand il faut se battre.
E. J’ai appris à ne pas toujours écouter la mienne.
Rivières et Laure pourraient déjà se séparer ici. Elle revendique son intuition ; lui lui oppose la déduction. Leur manière d’aborder une enquête révèle deux tempéraments presque opposés.
3. Lorsque vous avez peur…
A. Vous essayez de reprendre le contrôle par la raison.
B. Vous transformez la peur en action.
C. Vous cherchez une issue, même minuscule.
D. Vous pouvez trembler, mais vous refusez de baisser les yeux.
E. Vous dissimulez ce que vous ressentez.
4. Votre plus grande qualité est probablement…
A. Votre capacité d’analyse.
B. Votre détermination.
C. Votre capacité à survivre et à vous relever.
D. Votre caractère.
E. Votre faculté d’adaptation.
5. Et votre plus grande faiblesse ?
A. Vous croyez parfois que tout peut être maîtrisé.
B. Vous foncez avant d’avoir évalué tous les risques.
C. Le passé continue parfois à vivre dans votre présent.
D. Vous ne savez pas toujours quand cesser de vous battre.
E. Vos loyautés peuvent devenir des prisons.
6. Vous découvrez qu’on vous ment. Vous…
A. Ne dites rien immédiatement. Vous voulez comprendre pourquoi.
B. Confrontez la personne. Maintenant.
C. Prenez vos distances. Votre instinct vous dit que quelque chose ne va pas.
D. Faites clairement comprendre que vous n’êtes pas dupe.
E. Cherchez d’abord à savoir ce que cette vérité pourrait vous coûter.
7. Choisissez un symbole.
A. Une rivière. Elle poursuit sa route malgré les obstacles.
B. Un chien de garde. Fidèle, protecteur, mais mieux vaut ne pas le provoquer.
C. Un papillon. Fragile en apparence, capable pourtant de montrer un passage.
D. Une petite guerrière. Elle a peur, mais elle reste debout.
E. Un miroir. Parce qu’il existe parfois une distance entre ce que nous montrons et ce que nous sommes devenus.
8. Vous êtes enfermé(e) quelque part. Une possibilité de fuite apparaît. Que faites-vous ?
A. Vous observez encore quelques secondes. Est-ce réellement une issue ou un piège ?
B. Vous tentez votre chance immédiatement.
C. Vous suivez ce qui vous indique le chemin, même si vous ne pouvez pas l’expliquer.
D. Avant même de fuir, vous cherchez à savoir qui vous retient et vous lui faites comprendre que vous l’avez vu.
E. Vous attendez. Survivre exige parfois de savoir se rendre invisible.
Marion appartient incontestablement à la quatrième catégorie. Enfermée, elle monte sur une chaise pour regarder à travers le judas. Lorsqu’elle aperçoit Kozalin, elle ne se recroqueville pas : elle lui crie qu’elle l’a vue. Elle devient tellement difficile à contrôler que Kozalin la qualifie de « furie incontrôlable ».
9. Quelle phrase pourrait être la vôtre ?
A. « Je veux comprendre. »
B. « Il faut faire quelque chose. »
C. « Il doit bien exister une sortie. »
D. « Je ne te laisserai pas décider pour moi. »
E. « On ne connaît jamais complètement quelqu’un. »
10. Enfin, qu’est-ce qui vous fait le plus peur ?
A. Ne plus pouvoir faire confiance à votre propre perception.
B. Arriver trop tard.
C. Que le passé vous retrouve.
D. Être privé(e) de votre liberté.
E. Découvrir que ce en quoi vous avez cru toute votre vie était faux.

Il est temps de compter vos lettres.

Une majorité de A : vous êtes Franck Rivières
Vous avez besoin de comprendre. Vous observez, analysez, reliez les faits et supportez assez mal les réponses approximatives. Face au chaos, votre premier réflexe consiste à remettre de l’ordre.
Mais sous cette maîtrise peut se cacher une faille beaucoup plus intime.
Rivières est précisément construit sur cette contradiction. Policier expérimenté, il recherche les preuves et se méfie des conclusions hâtives. Pourtant, la mort de sa fille Emma a introduit dans sa vie quelque chose qu’aucune méthode d’investigation ne peut résoudre. Il la voit, croit parfois l’entendre, et finit par se demander lui-même s’il est confronté à une présence ou à ses propres hallucinations.
Votre force : continuer à chercher lorsque les autres pensent avoir compris.
Votre fragilité : vouloir soumettre à la raison ce qui appartient parfois à l’émotion, au deuil ou à l’inexplicable.
Une majorité de B : vous êtes Laure Martelleau
Vous êtes une femme ou un homme d’action. Lorsqu’une situation vous révolte, rester spectateur vous est presque impossible. Vous avez de l’intuition, de l’énergie et une tendance assez prononcée à considérer certaines règles comme négociables lorsqu’une urgence l’exige.
Laure est surnommée « le Pitbull ». Le surnom lui va plutôt bien. Même enceinte, elle refuse qu’on la considère comme incapable d’agir et rappelle sèchement qu’elle est enceinte, pas grabataire.
Son défaut est évidemment le revers de sa qualité : l’engagement peut devenir impulsivité. Au cours de l’enquête, son propre commissaire la décrit comme une « tornade incontrôlable ».
Votre force : ne pas détourner les yeux lorsqu’il faut agir.
Votre fragilité : oublier parfois que vous n’avez pas à tout porter seul(e).
Une majorité de C : vous êtes Gabrielle Bergeron
Vous êtes un être de passage.
Vous avez probablement une sensibilité particulière aux atmosphères, aux signes, aux détails que d’autres ne voient pas. Et lorsque tout semble fermé, vous continuez à chercher la fissure par laquelle quelque chose peut encore passer.
Gabrielle est la rescapée du roman. Enfant, alors qu’elle est retenue prisonnière, un papillon de nuit entre dans la pièce. Il se heurte aux vitres, cherche une sortie, puis se dirige vers une porte entrouverte. Gabrielle le suit et trouve la force de courir.
Ce papillon prendra une importance considérable dans sa vie. Devenue adulte, elle en porte un en or autour du cou en souvenir de celui qui l’a guidée. Pour elle, le papillon est un psychopompe, un passeur, un guide des âmes.
Mais Gabrielle rappelle aussi quelque chose qui me tenait à cœur en écrivant le roman : survivre n’efface pas nécessairement ce à quoi l’on a survécu.
Votre force : reconnaître une issue là où les autres ne voient encore qu’un mur.
Votre fragilité : continuer parfois à vivre dans la peur d’un danger pourtant passé.
Une majorité de D : vous êtes Marion Creuzau
Vous êtes une petite guerrière.
Et le mot est important, car c’est ainsi que ses parents décrivent Marion.
Je ne voulais surtout pas faire d’elle une enfant miraculeusement dépourvue de peur. Son courage vient précisément de l’inverse : Marion a peur, mais elle refuse que cette peur lui enlève entièrement sa capacité d’agir.
Elle observe. Elle cherche. Elle proteste. Elle se débat. Elle tient tête.
Face à des adultes qui cherchent à faire d’elle une proie, elle conserve quelque chose d’essentiel : sa volonté.
Votre force : personne ne décide facilement à votre place de ce que vous devez devenir.
Votre fragilité : votre courage peut parfois vous faire oublier que demander de l’aide est aussi une forme de force.
Une majorité de E : vous êtes Kozalin Pomsta
Voilà un résultat plus troublant.
Mais pas de panique : obtenir Kozalin ne signifie évidemment pas que vous partagez ses actes. Ce qui vous rapproche d’elle est plutôt sa complexité, sa capacité à dissimuler ce qu’elle ressent et la puissance de ses loyautés.
Kozalin est sans doute l’un des personnages les plus ambivalents du Pacte des Vierges. Elle est policière. Elle appartient à l’équipe. Elle se rapproche de Laure. Pourtant, son histoire plonge beaucoup plus loin dans son enfance.
Colette Mennar la connaît depuis qu’elle est toute petite et a exercé sur elle une influence ancienne. Cette enfant façonnée par l’emprise devient ensuite une adulte capable de protéger ceux qui l’ont embrigadée.
Kozalin est en quelque sorte le négatif de Gabrielle et de Marion. Gabrielle trouve une sortie. Marion résiste. Kozalin reste enfermée dans le système qui l’a construite, jusqu’à finir par le défendre.
Cela n’efface évidemment pas sa responsabilité. C’est justement ce qui rend le personnage intéressant : avoir été victime d’une emprise ne dispense pas de répondre des choix que l’on fait ensuite.
Votre force : une grande capacité d’adaptation et des attachements profonds.
Votre fragilité : la fidélité peut devenir dangereuse lorsqu’on ne se demande plus à qui — ou à quoi — on est fidèle.
Et si vous avez deux résultats à égalité ?
Alors, votre personnage devient peut-être encore plus intéressant.
Vous pouvez être un peu Rivières et un peu Laure : la raison et l’instinct qui se disputent en permanence.
Gabrielle et Marion : la sensibilité aux signes alliée à un tempérament de combattante.
Rivières et Gabrielle : deux êtres hantés par le passé, mais qui continuent malgré tout à chercher un passage.
Ou même Laure et Kozalin : deux femmes de caractère dont les loyautés les conduisent pourtant dans des directions radicalement opposées.
C’est peut-être ce que j’aime le plus chez les personnages : leurs contradictions.
Nous sommes rarement courageux ou fragiles, rationnels ou intuitifs, lumineux ou sombres. Nous sommes souvent un peu de tout cela à la fois.
Et vous ?
Quel personnage du Pacte des Vierges êtes-vous ?
Dites-moi votre résultat — Rivières, Laure, Gabrielle, Marion ou Kozalin — et surtout si vous vous reconnaissez dans le portrait.